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Généalogie & Histoire - Histoire
Le service étranger On entend par l'expression "service étranger" le mercenariat des Suisses qui servaient dans les armées étrangères. Plus exactement, des régiments composés de Suisses se battaient pour des souverains étrangers. Des Lambelet ont combattu dans ces régiments entre le 17e siècle et le 19e. Le sujet avait déjà été abordé dans le livre Les Lambelet / 600 ans d'histoire (paru en 2005), mais des recherches récentes ont permis de collecter quelques informations inédites sur des Lambelet des Verrières ayant tenté cet aventure au 17e siècle. On connaissait déjà Etienne Lambelet (en fait un recruteur, emprisonné - et évadé - en 1666 pour avoir enrôlé des hommes sans autorisation) ; et Jonas Lambelet (1622-) qui, en 1679, était pensionnaire de l'Hôtel des Invalides à Paris, sans doute blessé ou malade. L'examen de documents judiciaires des Verrières a révélé que l'aventure militaire a été fatale a plusieurs membres de la famille : Les deux frères Jacques et Georges Lambelet sont morts en France ; afin que leur mère Salomé Cortaillod puisse hériter d'eux en 1665, M. Landry, lieutenant du capitaine Marguitty, rédigea une attestation de décès. Quant à Isaac Lambelet Gras, parti vers 1666 dans la compagnie du capitaine Vimier, il devait décéder deux ans plus tard et être enterré à Béthune "avec l'honneur de soldat".
Lambelet Bedoin - 1429
Ce document exceptionnel représente la reconnaisance (déclaration d'impôt) datant de 1429 et rédigée aux Verrières.( Source: Marc Lambelet )Ce texte datant de 1429, est une reconnaissance, c'est à-dire une sorte de déclaration d'impôt dans laquelle l'individu énumérait les biens sur lesquels il devait un impôt en argent ou en nature (fromage, cire, avoine, etc...). C'est le plus ancien document mentionnant l'ancêtre de tous les Lambelet. Ce texte a été reproduit dans le livre 'Les Lambelet / 600 ans d'histoire', mais quelques explications sur son contenu sont utiles. Les termes ou expressions en gras sont commentés ci-après.
Document exceptionnel En juillet 2004, dans le cadre de ses recherches, Marc Lambelet a trouvé et acquis de Monsieur Steudler, instituteur à la retraite aux Bayards (NE), un acte exceptionnel que ce dernier tenait de son père. Il s'agit du congé militaire accordé à Henry Lambelet, fils de Frédéric Lambelet (-Gras), après dix années passées dans un régiment suisse au service du roi de Piémont-Sardaigne (capital: Turin), Ce document est daté du 31 mars 1784. ( Source: Marc Lambelet )
Le sculpteur Henry Lambelet Né aux Verrières NE en 1713, Pierre Henri Lambelet, dit Henri Lambelet, a vécu une partie de son enfance dans le pays de Montbéliard. Il s'est fait une certaine renommée par son travail de sculpteur. C'est dans cette ville que Henri a passé une grande partie de sa vie ; il en est devenu bourgeois en 1764.Sa descendance est éteinte.Beaucoup de ses oeuvres existent encore aujourd'hui en Suisse romande, principalement à Neuchâtel. La fontaine du Bassin à Neuchâtel a été construite en 1774. Henri Lambelet est l'auteur du décor : des glaçons. Installée primitivement en haut de la rue de l'Hôtel-de-Ville, elle a été déplacée en 1790 à la rue du Bassin, d'où le nom de la fontaine. Elle se trouve actuellement à la Place Numa-Droz. information de Marc Lambelet. 23.03.2009 (6)
Le temple d'Yverdon-les-Bains a été construit de 1753 à 1757. Le travail de sculpture a été confié à Henri Lambelet, originaire des Verrières et domicilié à Neuchâtel. Le tympan de la façade du temple est son oeuvre ; on y voit, au centre, le nouveau testament, entouré des symboles du judaïsme : l'arche de l'alliance à gauche, les tables de la loi et le serpent de bronze à droite.Henri Lambelet est devenu bourgeois de Neuchâtel en 1764. Sa descendance est éteinte (voir le livre Les Lambelet / 600 ans d'histoire page 53). Information de Marc Lambelet. 04.09.2006 (5)
Procès en paternité pour François Joseph Lambelet Le premier Lambelet fribourgeois, François Joseph, et deux de ses filles ont été impliqués dans des procès en paternité. En 1851, François Joseph Lambelet a été désigné par Christine Mollard comme père de son fils Alphonse. A cette époque, François Joseph, peut-être veuf, faisait des séjours de plusieurs mois en Savoie pour y faire du fromage. A l'occasion d'un passage dans sa région d'origine, il a connu Christine Mollard, mais pour des raisons de contradictions dans le témoignage de celle-ci, François Joseph n'a pas été reconnu comme père de l'enfant par le tribunal. D'ailleurs, en général, devant les dénégations des présumés pères ou à cause de la discrétion ( volontaire ou non) des mères célibataires, les enfants illégitimes étaient adjugés à leur mère dont ils recevaient, déjà à l'époque, le patronyme et la commune d'origine. C'est ce qui s'est passé pour les enfants naturels de deux filles de François Joseph Lambelet. Agathe Apolline a eu quatre enfants illégitimes, en 1852, 1853, 1856 et 1859. Sa soeur Fanchette s'est crue enceinte d'un voisin en 1852, puis a mis au monde un enfant illégitime en 1856. (Source: Marc Lambelet - Généalogiste de l'association)
Les Lambelet ne sont pas tous des anges Les Lambelet n'ont pas tous été des anges. Au 17e siècle aux Verrières, certains Lambelet noceurs ou bagarreurs ont régulièrement eu affaire avec les autorités judiciaires.
Un nom récurrent dans les procès-verbaux de la justice des Verrières est celui de Jacques Lambelet dit le jeune ; souvent mêlé à des rixes, il ne se montrait pas très délicat envers son vieil oncle Jacques Lambelet dit le vieux. Ce dernier se plaignit en juillet 1655 que son neveu Jacques était entré dans sa maison et, trouvant son oncle au lit, l'avait frappé et lui avait donné un coup de poing au visage. Jacques [Collomb dit] Martin avait subi à cette occasion un sort similaire et avait en plus perdu son chapeau, taillé en pièces par le fils de Jacques Lambelet le jeune.
Pourquoi tant de haine ? On a sans doute une réponse dans le rapport qu'a fait Claude Lambelet Gras un mois plus tard : Jacques Lambelet le jeune lui avait dit : "Il faut aller dire à mon oncle pourquoi il a voulu prendre cette putain de méchante race", et joignant le geste à la parole, il avait débarqué chez son oncle et en était venu aux mains.
Et effectivement, tonton Jacques, veuf depuis 3 ans et apparemment sans enfants, venait de se remarier avec Marguerite Aubertier, et ceci à l'âge d'environ huitante ans ! Cela n'a pas eu l'heur de plaire à son irascible neveu ; craignait-il pour son héritage ? Quoi qu'il en soit, trois ans plus tard, aussi bien l'oncle que le neveu étaient décédés. (Source: Marc Lambelet - Généalogiste de l'association)
19 avril 1869 - Anecdote d'un Lambelet Fribourgeois Lettre du 19 avril 1869 du préfet du district de la Sarine (Fribourg) au sujet d'un fils jusqu'alors inconnu du premier Lambelet fribourgeois François Joseph. "J'ai dû faire arrêter plusieurs fois et conduire à Frasses un vagabond très dangereux, Pierre Lambelet, sourd et muet d'habitude, mais sortant de son mutisme dans certains moments de surexitation pour vomir des torrents des plus sales injures ; quand on lui refuse la charité, il se venge en déplaçant des bornes, brisant les clôtures, etc. Ces jours derniers, il rôdait dans sa région de prédilection, Avry-sur-Matran, Corminboeuf, Autafond, Rosières, Grolley, tellement déguenilllé qu'il en était indécent."Le préfet souhaitait que la commune d'origine de Pierre Lambelet, Frasses, surveille mieux son ressortissant et évite qu'il quitte le territoire de Frasses. Il n'en fut rien, et Pierre eut encore des ennuis plus tard. (Source: Marc Lambelet - Généalogiste de l'association)
Vol de Pacifique Lambelet Pacifique Lambelet (1857-1898), ancêtre de tous les Lambelet fribourgeois, a un jour commis un vol pour lequel il a été condamné à 15 jours de prison. Sa commune de résidance, Avry-sur-Matran, intercéda en sa faveur en juillet 1885 pour atténuer les conséquences de sa peine. Citation : "Le sieur Pacifique Lambelet, récemment condamné à une peine judiciaire qu'il est appelé à exécuter à l'instant, vous prie instamment et par notre intermédiaire de la temporiser jusqu'à la saison morte. Vu la pénible situation dans laquelle il se trouve par suite d'un chômage involontaire de cet hiver proche écoulé ; vu la nombreuse famille qu'il doit entretenir par son travail [il avait 3 ou 4 enfants] ; vu la perte qu'il aurait à supporter en suspendant la besogne qu'il a à entreprendre durant cet été ; vu les bonnes dispositions qu'il vient de prendre à la suite d'une leçon de ce genre ..." bref, la commune demande la clémence des autorités. et, en effet, Pacifique n'eut que 5 jours de prison à effectuer de suite, les 10 autres jours étant reportés à la saison morte suivante. (Source: Marc Lambelet - Généalogiste de l'association)13 février 1838 - Circonstances de la mort d'un Lambelet La journée de dimanche 11 de ce mois [février 1838], surtout depuis midi, a été l'une des plus rigoureuses que l'ont ait éprouvé dans nos montagnes élevées depuis bien longtems. Le vent était violent, la neige tombait sans discontinuer avec abondance ; l'air agité la faisait élever en tourbillons. Tous les chemins, même les plus fréquentés, se trouvaient remplis et comblés dans l'instant et ne présentaient plus de traces de passage. C'était une témérité dangereuse que de s'exposer à braver un si rude temps. Charles-Frédéric Lambelet Dugai en a fait une bien fatale épreuve, et il n'est point surprenant qu'il ait été la victime de son imprudence. Nulle autre cause ne peut être assignée à sa mort. Il n'aura pu surmonter la grande fatigue occasionnée par son voyage des Verrières à Sainte-Croix. Cette mort ne peut être attribuée, ni au besoin, il avait quelqu'argent sur lui ; ni à l'intempérence, il avait bu une demi-chopine de vin ; ni à aucun attentat sur sa personne, son corps n'en offrant aucune trace. Ainsi, je n'ai pas hésité de faire transporter son corps à son domicile & de le remettre à son épouse pour être inhumé en la manière ordinaire. L'état des lieux et des chemins a nécessité l'emploi de plusieurs personnes pour opérer le transport du défunt depuis la montagne au village des Verrières. (Source: Marc Lambelet - Généalogiste de l'association) Note du rédacteur: Ce personnage avait 35 ans quand il est mort. Voici une anecdote sur un Lambelet. François Alexandre Lambelet est né aux Verrières en 1804. Marié à Henriette Lambelet en 1820, il a eu trois enfants entre 1820 et 1829. Il était boucher. Descendant de Jacques Frédéric Lambelet (enfant illégitime né en 1715), il n'avait de ce fait pas de commune d'origine, il était sujet de l'Etat. Il faisait partie de la branche devenue en 1862 originaire des Bayards (branche récemment éteinte), l'autre branche étant devenue originaire de Frasses FR en 1835. François Alexandre avait besoin d'un certificat d'origine ; à l'occasion d'une demande d'acte effectuée en 1839, le maire des Verrières a envoyé au Conseil d'Etat neuchâtelois une note sans complaisance au sujet de notre Lambelet.
Citation Le nommé François Alexandre Lambelet est tellement adonné à l’usage excessif des liqueurs fortes, à l’oisiveté et au vagabondage, que son état de dépravation entière ne peut inspirer la moindre confiance ; chacun l’évite, chacun le craint parce qu’à ces vices il joint encore celui du penchant décidé au vol, ayant déjà subi diverses condamnations et d’assez longues détentions. Quant à son acte d’origine, il serait assez croyable, ou qu’il l’ait perdu, ou plutôt qu’il soit tombé en lambeaux par son peu de soins et vu l’état de misère où il croupit par sa mauvaise conduite. (Source: Marc Lambelet - Généalogiste de l'association)
Lambelet Fritz (1817-1876) Né le 18.05.1817 (Frédéric) aux Verrières, décédé le 28.01.1876 à Neuchâtel, prot., des Verrières. Fils de Louis-Frédéric, négociant, et d'Henriette Chédel. 1841 Adèle Rosselet, fille d'Alphonse. Il dirigea l'importante maison de denrées coloniales fondée par son père. Président du comité républicain des Verrières et du comité provisoire de justice et police lors de la révolution de 1848. Membre de la Constituante de 1848, député radical au Grand Conseil neuchâtelois (1848-1853), conseiller national (1848-1854et 1855-1857). Dès 1852, il fut président d'une commission parlementaire chargée de l'étude des futures liaisons ferroviaires de Neuchâtel avec la Suisse et la France et l'un des promoteurs les plus influents du chemins de fer Franco-Suisse (1860) dont il devint codirecteur. Bibiogaphie: E.Bauer , in MN, 1957m, 139-161 - Gruner, l'Assemblée, 1, 907 (date de naissance erronée) ![]()
Lambelet Louis Constant (1827-1882)
Né le 25.04.1827 aux Verrières, décédé le 08.08.1882 à Neuchâtel, prot., des Verrières. Fils d'Henri-Louis, paysan. 1855 Henriette-Thérèse Dubois. Apprentissage de cordonnier, puis études de droit à Strasbourg et Genève. Avocat. Il enseigne le droit commercial à la seconde académie de Neuchâtel (1867-1868), dont il fut membre du Conseil supérieur (1866-1873) et de la Commission pour l'enseignement supérieur(1873-1881). Conseiller municipal de Neuchâtel (Travaux publics, 1856-1857), député radical au Grand Conseil neuchâtelois (1856-1865 et 1869-1881), conseiller d'Etat (Justice et police, 1868-1871), conseiller national (1857-1860 et 1869-1881). Nommé premier sous-lieutenant d'infanterie par le colonel Louis Denzler pour être incorporé dans son état-major lors du coup d'Etat de 1856. Il fut promu colonel brigadier en 1880.
Bibiographie: Messager NE 1884, Gruner, l'Assemblée, 1, 907-908
Lambelet Auguste (1819-1859)
Né le 02.12.1819 au Locle, décédé le 01.01.1859 au Locle, prot.; de Saint-Sulpice (NE) et des Verrières. Fils de Jean-Louis, probablement ouvrier horloger, et d'Henriette Perret-Jeanneret, époux de Julie Cordier. Tôt orphelin de père, il s'instruit en autodidacte. Membre influent du parti républicain loclois, il est correspondant pour le journal l'Helvétie et rédige plusieurs opuscules publiés par la Suisse (1847). Il joue un rôle de premier plan lors de la révolution neuchâteloise de 1848. Député radical au Grand Conseil neuchâtelois (1855-1856), député aux Constituantes de 1848 et 1858. Conseiller aux Etat (1855-1856). Secrétaire général du chemin de fer du Jura-Industriel (1853-1859). Il participe à la création du chemin de fer des Montagnes neuchâteloises. Bibliographie: Gruner, l'Assemblée, 1, 906-907
Lambelet Emile (1856-1925)
Né le 05.10.1856 (Frédéric-Emile) aux Ponts-de Martels, décédé le 02.02.1925 à Neuchâtel. des Verrières. Fils de Louis-Alfred, horloger, et de Julie Adèle Benoît, Lina Grether. Stagiaire à l'étude de Frédéric-Auguste Monnier, avocat et notaire à Neuchâtel dès 1879. Conseiller général (législatif: 1883-1909), radical de Neuchâtel, député (1883-1904). Avocat de la Banque cantonale neuchâteloise, membre de la Société suisse de surveillance économique pendant la Première Guerre mondiale. Membre de la cour de cassation pénale, président d'honneur de la Fédération suisse des avocats, membre du comité central de la Société des notaires suisses, bâtonnier des avocats suisse (1910-1913). Bibliographie: Messager NE, 1926, 42-43
Toutes informations peuvent être communiquées au webmaster@lambelet.org
Date de création : 30/10/2009 - 21:47 Réactions à cet article
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